Les maux de la grossesse

Les maux de la grossesse
Les petits maux de la grossesse vous inquiètent et sont désagréables ? Nausées, constipation, jambes lourdes, crampes,... rassurez-vous ces maux sont sans gravité pour vous et votre bébé et nous vous proposons quelques solutions pour vivre le plus agréablement ce moment privilégié.

La grossesse est une aventure unique. Votre corps se transforme au rythme de bébé qui grandit et sous l’effet d’une sécrétion hormonale importante, en particulier les oestrogènes. Ces hormones sont responsables de la plupart de vos petits désagréments. Voici quelques gestes simples pour améliorer votre quotidien : nausées, vomissements, dégout de certains aliments. Ces symptômes touchent la moitié des femmes enceintes.

Le plus souvent matinales, les nausées peuvent survenir à n’importe quel moment de la journée. Elles vont heureusement diminuer vers la fin du 1er trimestre de la grossesse. N’hésitez pas à vous lever doucement le matin, à manger peu mais régulièrement.  Ne restez pas le ventre vide ! Mangez ce qui vous fait envie et évitez les odeurs qui vous écoeurent. Privilégiez les féculents et les légumes, sources de vitamines, et évitez les fromages trop faits et les plats riches en matières grasses.
 
Constipation et hémorroïdes
Les modifications hormonales qui ralentissent le transit intestinal ainsi que la pression exercée par bébé sur le rectum peuvent entrainer une constipation et l’apparition d’hémorroïdes. Rien de tel qu’avoir une alimentation riche en fibres (légumes cuits et crus, fruits et laitages). Buvez aussi de grands verres d’eau, en particulier le matin au réveil. Enfin, un peu d’exercice physique tel que la marche ou la natation faciliteront le travail de l’intestin.
 
Seins sensibles

Les changements hormonaux stimulent le développement de la glande mammaire qui se prépare à produire le lait pour nourrir votre futur bébé. Pour vous soulager, portez un soutien-gorge en coton sans armature, en particulier la nuit. Utilisez des soins d’hydratation spécifiques pour le buste qui préviendront les vergetures au niveau des seins liées à l’étirement des tissus qui finissent par se « craqueler ».
 
Jambes lourdes
La dilatation des veines liée à l’imprégnation hormonale et la pression exercée par bébé peuvent entrainer des douleurs au niveau des jambes. Marchez environ 30 minutes par jour et surélevez les pieds de votre lit. Le soir ou quand vous en ressentez le besoin, passez un filet d’eau froide sur vos jambes et ne restez pas debout trop longtemps à piétiner.
Votre pharmacien peut vous conseiller des collants de contention.
 
Crampes
Elles peuvent être liées à une carence en calcium, magnésium ou potassium. Augmentez la quantité d’aliments riches en ces trois minéraux présents dans les produits laitiers, amandes, noisettes, bananes, fruits et légumes secs ou complétez votre alimentation par des compléments alimentaires adaptés. Pour diminuer la douleur, étirez les muscles des jambes avant de dormir, faites des mouvements de rotation avec les chevilles pendant que vous êtes assise.


LE CONFORT DES MAMANS

Evitez l’automédication !
Certaines substances ingérées traversent la barrière du placenta et atteignent rapidement votre bébé. Ne prenez pas un médicament sans en parler à votre pharmacien ou à votre médecin. Les solutions thérapeutiques sont délicates à mettre en œuvre du fait de la présence de votre bébé. C’est pourquoi d’autres alternatives plus douces peuvent être intéressantes pour soulager votre quotidien.
 
• La phytothérapie, choisissez les tisanes les plus adaptées avec votre pharmacien.
• Les remèdes homéopathiques sont une alternative intéressante.
L’homéopathie est la médecine idéale de la grossesse, dépourvue d’effets secondaires et ne provoquant pas d’accoutumance. Cette médecine douce et efficace vous aidera à prendre en charge les nausées, constipation, insomnies, jambes lourdes,…
Votre pharmacien peut aussi vous proposer des compléments alimentaires spécifiques pour la femme enceinte, riches en vitamines et oligo-éléments, qui permettront de retrouver de la vitalité et d’éviter les carences (en particulier fer, calcium, vitamine D, magnésium).
 
La ceinture de grossesse

Une ceinture de maintien ou de maux de dos et de soulager le poids du ventre.
Lorsque le ventre est trop lourd et que celui-ci tire sur les lombaires, la ceinture de maintien permet de soulager efficacement ces douleurs liées à l'évolution de la grossesse. La ceinture de grossesse se décline selon plusieurs modèles :
sous le ventre, au niveau du bassin ;
en couvrant une partie ou la totalité du ventre ;
au-dessous et au-dessus du ventre, sans le recouvrir.
 
Le coussin d’allaitement
Le coussin d’allaitement/coussin de maternité est utile en cas de jambes lourdes, de sciatiques, de lombalgies au cours de la grossesse. Il peut être utilisé pendant les cours de préparation à la naissance. Il est le compagnon de vos siestes et de vos nuits paisibles. Il sera ensuite votre allié pour nourrir le bébé sans vous faire mal au dos.


LE DIABETE GESTATIONNEL
 
Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres. Cela se traduit par un taux élevé de glucose dans le sang : on parle d’hyperglycémie.
Le diabète gestationnel est particulier : il débute avec la grossesse et disparaît le plus souvent après l’accouchement.
 

Les principaux facteurs de risque :


• Surpoids
• Antécédents diabétiques familiaux
• Diabète gestationnel lors d’une précédente grossesse
• Avoir eu des enfants pesant plus de 4 kg à la naissance
• Grossesse survenant à un âge tardif (plus de 35 ans)

Dans 50% des cas, le diabète gestationnel apparaît en l’absence de tout facteur de risque.
 
Quels sont les risques pour mon bébé ?
Le sucre passe facilement chez le foetus, à travers le placenta. En réponse, l’enfant va sécréter de l’insuline, ce qui va le faire grossir (stockage des graisses). Lorsque l’enfant est trop gros, on parle de macrosomie. C’est un phénomène qui peut poser des problèmes au moment de l’accouchement.
Quant au risque de malformations, il existe mais reste plus faible dans le cadre d’un diabète gestationnel.
L’enfant n’aura pas plus de risque de devenir diabétique qu’un autre enfant. Le risque principal pour votre enfant est de présenter une hypoglycémie à la naissance. Tout rentre dans l’ordre très vite. Les soignants à la maternité connaissent bien ce problème : ils surveillent votre enfant par des glycémies capillaires pendant les 48 premières heures de vie et lui donnent du sucre si besoin.
 
Quels sont les risques ultérieurs pour moi ?
Le risque de développer un diabète lors des grossesses suivantes est élevé. Il faudra par conséquent mettre en place une surveillance attentive dès le début d’une future grossesse. Les risques de développer des troubles de la glycémie par la suite sont également élevés : 18% des femmes développent un diabète de Type 2.
 
Comment suivre et traiter mon diabète gestationnel ?
L’AutoSurveillance Glycémique permet de connaître immédiatement votre glycémie et de mesurer l’impact de votre alimentation sur celle-ci, afin d’adapter au mieux votre traitement en fonction des recommandations de votre médecin.
 
Les traitements :
• Diététique : équilibrer l’alimentation en limitant la prise de poids pour faciliter l’action de l’insuline.
• Insuline : si la diététique ne permet pas à elle seule d’atteindre les objectifs glycémiques, il faut recourir à l’insuline.
• Activités physiques : la marche, la natation, l’aquagym ou la gymnastique douce.