Le cancer du poumon

Le cancer du poumon
Ce cancer survient principalement chez des fumeurs ou des ex-fumeurs. Il est donc possible de le prévenir.
Avec près de 40 000 nouveaux cas de cancers du poumon par an (dont 30 % chez les femmes), il s’agit de la première cause de décès par cancer, tous sexes confondus. L’initiation au tabagisme se situant maintenant à l’adolescence, les cancers du poumon atteignent désormais des sujets jeunes, parfois dès 40 ans. On en distingue deux principales formes : le cancer à petites cellules (le plus redoutable, 15 % des cas) et le cancer non à petites cellules (85 % des cas).


Le tabac, principale cause

• Le tabac, y compris le tabagisme passif, sous quelque forme que ce soit, est de loin la principale cause (85 % des cas). Le risque de cancer augmente en fonction de la quantité de tabac fumé, mais surtout en fonction de l’ancienneté du tabagisme. Il est beaucoup plus dangereux de fumer 10 cigarettes par jour pendant 20 ans que de fumer 20 cigarettes par jour pendant 10 ans.
• D’autres facteurs environnementaux ou professionnels sont reconnus comme cancérigènes : amiante, rayon X et gamma, chrome, nickel, silice, radon, pollution atmosphérique, gaz d’échappement…
• La consommation au long cours de bêtacarotène à haute dose par les fumeurs augmente également le risque.


Peu de signes d’alerte

Malheureusement, les symptômes du cancer du poumon sont rarement spécifiques et la tumeur est souvent découverte par hasard, par exemple après une radiographie du thorax. Toutefois, certains symptômes respiratoires doivent alarmer : toux régulière « sans raison » avec quintes, crachats contenant du sang, gêne respiratoire, douleur au niveau du thorax ou des épaules, infections pulmonaires récidivantes…


De la chirurgie aux thérapies ciblées

Le traitement varie selon le type de tumeur, le stade du cancer, l’état général et l’âge du malade.
• La chirurgie est le traitement de référence des cancers bronchiques localisés.
• Dans certains cas, une chimiothérapie et/ou une radiothérapie peut être proposée avant ou après l’intervention chirurgicale.
• Depuis quelques années, les thérapies ciblées ont permis de grands progrès dans les formes avancées des cancers non à petites cellules. Ces médicaments agissent directement sur les cellules tumorales en bloquant leur multiplication ou en les privant d’irrigation sanguine. Certains sont administrés par voie orale.


Bon à savoir

Il existe des tumeurs du poumon dites secondaires qui apparaissent lorsque les cellules cancéreuses venant d’un autre organe (sein, prostate…) se propagent au niveau des poumons. Ces métastases pulmonaires sont fréquentes car le poumon est un organe très irrigué.


La prévention : le sevrage tabagique

• Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer. À l’arrêt du tabagisme, le risque de survenue d’un cancer du poumon diminue régulièrement avec le temps. Cinq ans après avoir cessé de fumer, le risque diminue de moitié. De 10 à 15 ans après la cessation, le risque rejoint presque celui des personnes qui n’ont jamais fumé.
• Les substituts nicotiniques (gommes, pastilles, patchs…) vendus en pharmacie apportent une aide efficace.
• D’autres méthodes comme l’acupuncture, l’hypnose peuvent aussi être utiles. La cigarette électronique est en cours d’évaluation car ses effets à moyen et long terme sont encore mal connus.


Christine FALLET

Bien-être et Santé
Avril 2016