La varicelle

La varicelle
Maladie infantile virale, contagieuse, la varicelle est la plupart du temps bénigne. Elle peut être grave chez les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes non immunisées.
Survenant essentiellement chez les enfants de trois mois à dix ans, la varicelle est due au virus varicelle-zona (VZV) qui appartient au groupe des herpès-virus. Elle sévit de façon épidémique à la fin de l’hiver et au début du printemps. Une fois la maladie guérie, le virus reste dormant dans certains ganglions nerveux. Lors d’épisodes d’affaiblissement du système immunitaire, il peut se réveiller, à l’âge adulte, et provoquer une nouvelle éruption de vésicules – c’est le zona.

Contagion avant l’apparition des lésions
La transmission du virus de la varicelle se fait par voie respiratoire, par inhalation de gouttelettes de salive émises par une personne malade ou par contact direct avec les lésions cutanées. Une personne atteinte de varicelle est contagieuse deux jours avant l’apparition des lésions et pendant environ une semaine, c’est-à-dire jusqu’à ce que les vésicules soient sèches.
On ne peut généralement avoir la varicelle qu’une seule fois.

Des vésicules
Les premiers symptômes sont discrets : fièvre modérée, maux de tête, légère toux… Les lésions de la peau, caractéristiques, apparaissent un peu plus tard sous forme de petites taches rouges ou rosées sur le visage et le tronc, accompagnées de démangeaisons. Elles s’étendent ensuite à l’ensemble du corps et se transforment en petites vésicules contenant un liquide clair, extrêmement contagieux. Au bout de deux jours, les vésicules sèchent pour former une croûte qui tombe en une semaine, laissant parfois une cicatrice qui disparaîtra en quelques mois. Les complications sont rares : surinfection bactérienne en cas de grattage, atteinte neurologique (encéphalite).

Ne pas se gratter
Les traitements médicamenteux recourent aux antihistaminiques contre les démangeaisons et, en cas de fièvre, au para­cé­tamol (l’aspirine est contre-indiquée). En outre, il est recommandé de donner à l’enfant une douche par jour avec un savon dermatologique ou antiseptique – mais pas de bain qui retarderait l’assèchement des lésions – et de nettoyer ses boutons à l’aide d’un antiseptique. Ne pas utiliser de crèmes, de pommades ou de talc, qui favorisent une surinfection.

Et en cas de grossesse ?
Chez une femme enceinte, en particulier si la varicelle est contractée au cours du dernier trimestre, la maladie expose au risque de pneumo­pathie varicelleuse. Aussi, en cas de toux ou de difficultés respiratoires, faut-il consulter au plus vite. Des anti­viraux peuvent être prescrits.

Bon à savoir
Pour empêcher l’enfant de gratter les vésicules, il est recommandé de couper ses ongles et de bien les brosser au savon. Dans le cas d’un bébé, ne pas hésiter à lui mettre des moufles.

La prévention par le vaccin :
Pour les personnes qui n’ont pas eu la maladie antérieurement, la vaccination contre la varicelle est recommandée chez :
• les adolescents de 12 à 18 ans,
• les femmes en âge de procréer. Un test de grossesse négatif est nécessaire avant et une contraception efficace est recommandée pendant les trois mois suivant la vaccination,
• les personnes côtoyant une personne atteinte de varicelle,
• l’entourage de patients fragiles (immunodéprimés, receveurs de greffe),
• les professionnels de santé et ceux en contact avec la petite enfance.

Christine FALLET

Bien-être et Santé