La Méningite : Transmission et signes d’alerte

La Méningite : Transmission et signes d’alerte
La méningite est une infection des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière, les méninges, causée par un virus, une bactérie ou rarement par un champignon.

Les méningites virales, les plus fréquentes, sont bénignes. Les infections invasives à méningocoques constituent une cause majeure d’épidémies de méningites aiguës et sont les plus graves.On différencie les méningocoques en différents sérogroupes dont les principaux sont A, B, C, Y ou W135 : à l’origine de 99% des cas d’infection invasive. Les méningites à pneumocoques touchent plus particulièrement les nourrissons et les personnes âgées (l’immunité est généralement acquise à partir de l’âge de 5 ans).  


TRANSMISSION
L’incidence annuelle des infections à méningocoques est de 1 à 3 cas pour 100 000 habitants, avec une recrudescence saisonnière (hiver et printemps).
Le méningocoque est un germe très fragile qui ne survit pas dans le milieu extérieur. La transmission se fait directement par les sécrétions rhino-pharyngées. La transmission dépend donc d’une exposition à courte distance, moins d’un mètre, en face à face et de plus d’une heure. Le patient est contagieux environ 10 jours avant le début visible de la maladie.  


LES SIGNES D'ALERTE
La méningite à méningocoque se rencontre à tous les âges mais touche principalement les petits enfants (moins de deux ans) et les adolescents et jeunes adultes (jusqu’à l’âge de 24 ans).
Il faut y penser en cas de fièvre supérieure à 38°5 avec un ou plusieurs de ces signes : maux de tête, gêne à la lumière, vomissements et nuque raide.
Chez le nourrisson, les signes sont plus difficiles à identifier : fièvre élevée, accompagnée de troubles du comportement (agitation ou somnolence) et de refus de s’alimenter.
Le méningocoque peut disséminer dans l’ensemble de l’organisme par voie sanguine (infection invasive). Dans ce cas, il existe une altération sévère de l’état général et des taches hémorragiques caractéristiques sous la peau (purpura fulminans). Une hospitalisation d’urgence s’impose.  


TRAITEMENT ANTIBIOTIQUE
La gravité et l’évolution rapide des infections à méningocoques nécessitent la mise en place d’un traitement antibiotique le plus rapidement possible, par voie intra-veineuse.  Dans tous les cas, l’antibioprophylaxie (traitement préventif) est préconisée pour l’entourage en contact avec le patient.


A SAVOIR
La ponction lombaire (prélèvement de liquide céphalo-rachidien) complétée par une analyse des bactéries présentes dans le sang permettent d’affirmer le diagnostic. Les complications les plus fréquentes de la méningite sont les atteintes neurologiques, en particulier la surdité, les problèmes de vision, les difficultés d’élocution et d’apprentissage.


LA VACCINATION
Pour certaines bactéries responsables de méningites, il existe des vaccins recommandés dès le plus jeune âge :
. contre l’Haemophilus influenzae de type B (pour tous les nourrissons) ;
. contre le pneumocoque : à 13 sérotypes pour les nourrissons et à 23 sérotypes pour les adultes ;
. contre le méningocoque C (à l’âge de 12 mois et jusqu’à l’âge de 24 ans) ;
. contre les méningocoques A, C, Y, W135 pour les populations à risques ;
. contre le méningocoque B en cas d’épidémie.

Christine FALLET

Bien-être et santé
Octobre 2014