La bronchiolite du nourrisson : symptômes traitements

La bronchiolite du nourrisson : symptômes traitements
La bronchiolite du nourrisson est une maladie très contagieuse extrêmement fréquente. Chaque hiver en France, la bronchiolite toucherait un tiers des nourrissons de moins de deux ans.
 Généralement bénigne après l’âge de 3 mois, elle peut être grave chez les nourrissons de moins de 6 semaines.

CAUSES
Le virus respiratoire syncitial (VRS) en est le principal responsable, dans plus de 80% des cas. Il se transmet par l’intermédiaire des gouttelettes de salive expulsées par la toux et les éternuements, mais aussi par l’intermédiaire des mains ou d’objets contaminés par cette salive. Le virus reste contaminant en extérieur : près de 30 minutes sur la peau, 6 à 7 heures sur le linge ou les objets quotidiens. D’où la nécessité de respecter les règles d’hygiène stricte pour éviter sa transmission. D’autres agents peuvent être incriminés : virus parainfluenzae par exemple.    


SYMPTÔMES ET EVOLUTIONS
La bronchiolite commence comme une simple rhino-pharyngite, avec une légère fièvre, un nez qui coule et une toux sèche. Le nourrisson présente ensuite une gêne respiratoire : ses bronches sont encombrées par des sécrétions. On peut entendre des sifflements respiratoires.  
La plupart du temps, la bronchiolite évolue spontanément sans complications et guérit en une dizaine de jours. Une légère toux peut persister pendant deux à trois semaines avant la guérison complète.
Dans certains cas, les difficultés respiratoires peuvent se transformer en détresse respiratoire et nécessiter une hospitalisation en urgence.


LES RECHUTES
Certains nourrissons présentent des rechutes avant l’âge de deux ans. A partir du troisième épisode de gène respiratoire sifflante, on parle « d’asthme du nourrisson ».  C’est une pathologie à part entière qui doit être suivie par un pédiatre.


TRAITEMENT
Le traitement consiste à traiter les symptômes.
1- Des médicaments pour lutter contre la fièvre et la douleur si nécessaire.
2- Un lavage du nez régulier avec du sérum physiologique.
3- La kinésithérapie respiratoire peut aider l’enfant à expulser les sécrétions bronchiques par la bouche. Si elle paraît utile au médecin, elle est réalisée une à deux fois par jour, à distance des repas pour éviter des vomissements. La poursuite des séances dépend de la rapidité de l’amélioration sous traitement.

Les fluidifiants bronchiques sont contre-indiqués.
Les antibiotiques ne sont indiqués qu’en cas de surinfection bactérienne avérée (foyer infectieux, otite, sécrétions purulentes) : ce qui est plus rare que les parents ne le craignent !

A SAVOIR
Signes d’alerte justifiant l’appel urgent d’un médecin :
. Altération de l’état général,
. Détérioration de l’état respiratoire (difficulté à respirer),
. Changement de comportement (enfant prostré ou anormalement agité)
. Fièvre élevée, mal aux oreilles,
. Déshydratation avec perte de poids,
. Somnolence permanente,
. Refus de s’alimenter,
. Bleuissement des lèvres ou des ongles (ou violacés),
. Age du nourrisson (moins de 6 semaines).

LA PREVENTION
. Se laver les mains avant et après s’être s’occuper de son enfant.
. Ne pas l’embrasser si vous êtes enrhumé : porter un masque.
. Isoler l’enfant malade et ne pas prêter ses objets familiers.
. Ne jamais fumer en sa présence, ni dans une pièce où il peut séjourner.
. Aérer régulièrement les locaux, humidifier l’air et éviter de surchauffer les pièces (19° à 20° C suffisent).
. Eviter le placement en crèche et en général tout séjour en grande promiscuité : lieux publics fréquentés et confinés comme les transports en commun ou les grandes surfaces.

Christine FALLET

Bien-être et Santé
Novembre 2014