Herpès : Transmission et dangers

 Herpès : Transmission et dangers
L’herpès est une maladie virale due au virus Herpes simplex (HSV). Il peut infecter indifféremment toutes les régions cutanéo-muqueuses, bouche, œil, organes génitaux… La transmission est strictement interhumaine, l’homme étant le seul réservoir du virus. La primo-infection herpétique se fait par simple contact entre le virus et la peau. Ce premier contact peut passer inaperçu, mais le sujet est infecté à vie. Le virus pénètre ensuite dans l’organisme et migre dans les ganglions sensitifs où il reste à l’état latent, parfois de façon très prolongée.

Labial et génital
• Herpès labial
C’est le plus courant, c’est le classique bouton de fièvre.

• Herpès génital
L’excrétion virale asymptomatique est un mode de transmission de l’herpès génital. Elle concerne le col utérin, la vulve, le pénis, l’urètre, la région anale. Elle se produit en dehors des crises sans lésions visibles ni manifestations fonctionnelles. Elle pose des problèmes de prévention par contamination sexuelle.

Manifestations caractéristiques
Les poussées d’herpès sont précédées de signes annonciateurs ou prodromes très typiques : sensation de brûlure, picotements suivis de l’apparition d’un bouquet de vésicules douloureuses sur la zone cutanéo-muqueuse concernée. Ces vésicules se recouvrent d’une croûte jaunâtre qui tombe en quelques jours sans laisser de cicatrice en l’absence de grattage.

Risques de récidives
Les récurrences de l’atteinte herpétique sont fréquentes, parfois supérieures à dix par an. Elles sont souvent bénignes, mais ont des conséquences importantes sur la qualité de vie, particulièrement en cas d’atteinte génitale. Toute diminution des défenses immunitaires peut réactiver le virus, les autres facteurs déclenchants sont le stress, un traumatisme, la fatigue, l’exposition solaire, les menstruations chez la femme.

Complications, attention !
• L’infection herpétique pendant la grossesse fait courir un risque de dissémination pluriviscérale, neurologique ou cutanée pour le fœtus et la maman.
• La kératoconjonctivite aiguë est à redouter en cas d’herpès ophtalmique ; un suivi médical s’impose car cette localisation est la première cause de cécité d’origine infectieuse.

Les traitements antiviraux sont oraux ou locaux sous forme de crèmes dermiques ou de pommade ophtalmique. Ils n’agissent que sur les virus en phase de réplication active, ils ne permettent pas de les éradiquer.

Mesures d’hygiène
L’herpès est une maladie très contagieuse, la contagion est possible dès l’apparition des signes précurseurs. Il existe un risque de transmission par auto-inoculation (œil, oreille) : le simple fait de toucher un bouton de fièvre peut contaminer les doigts. D’où l’importance de règles d’hygiène strictes pour prévenir la contamination, limiter les complications et protéger l’entourage. Il faut bien se laver les mains, s'abstenir d'embrasser, ne pas gratter les lésions, ne pas partager son linge de toilette ni ses couverts. Ces mesures sont valables jusqu'à cicatrisation complète plus les cinq jours suivants.

A savoir
Le traitement local doit être initié dès les premiers symptômes et pendant cinq à dix jours.


CHRISTINE NICOLET

Bien-être et santé
Mai 2014