FAITES DU SPORT POUR LES COUPS DE BLUES !

FAITES DU SPORT POUR LES COUPS DE BLUES !
Grisaille, journées qui raccourcissent… La déprime menace. Une heure d’exercice physique modéré, et le moral revient !
Journées courtes, lumière rare et froid sapent le moral quand l’hiver s’annonce. Idées noires, tristesse, fatigue, troubles du sommeil et de la concentration, manque d’appétit… Pas de panique, cette perte de tonus est normale. Vous faites une dépression saisonnière, ou blues de l’hiver. Dans 75 % des cas, le début de cet épisode dépressif survient entre mi-septembre et début novembre pour disparaître au printemps. Il semble que ce soit dû au décalage entre l’horloge biologique, qui régule la température interne, le rythme veille-sommeil, la sécrétion de diverses hormones comme cortisol et mélatonine selon l’heure du jour, et l’horloge externe ; décalage induit par le raccourcissement de la période d’ensoleillement, qui passe environ de 100 000 lux (unité de mesure de la lumière) les jours d’été ensoleillés à 2 000 lux les jours d’hiver. Dans l’œil, les rayons lumineux se transforment en signaux électriques qui, une fois envoyés au cerveau, agissent sur les neurotransmetteurs, notamment la sérotonine, appelée l’hormone du bonheur
 
EFFET EUPHORISANT
Le sport permet de prévenir et lutter contre les états dépressifs par ses effets euphorisants, l’extase du coureur disent les entraîneurs. De quoi réduire les médicaments ou les réserver aux cas extrêmes. Libérées par l’hypothalamus et l’hypophyse du cerveau, les endorphines se dispersent dans le sang, les tissus de l’organisme et le système nerveux central. Elles atténuent douleur et stress, contrôlent la respiration et le transit gastro-intestinal, procurent une sensation de plaisir, d’euphorie, et aident le sommeil.
 
SPORT ET CERVEAU
Selon le docteur Christophe Delong*, le sport permettrait aussi d’augmenter le niveau de certains neurotransmetteurs présents dans le cerveau, qui nous donnent la pêche. La quantité d’endorphines peut atteindre cinq fois celle du repos seulement après 30 à 45 minutes d’effort. Marche, natation, course à pied ou encore roller augmentent l’activité des ondes alpha dans le cerveau. Les deux hémisphères cérébraux fonctionnent ensemble dans une harmonie parfaite : meilleure gestion des états de concentration, de mémoire, de stress et émotionnels…
 
BON RYTHME
Selon de nombreuses expériences menées par des chercheurs en médecine du sport, la réduction de la déprime serait effective en pratiquant une activité physique modérée et régulière.
 
À EVITER
-Les sports de combat, de balle (tennis, squash) le soir. Ils augmentent la latence d’endormissement.
-Dormir moins de 6 heures par jour. Le sommeil permet de récupérer musculairement et physiologiquement.
-La déshydratation. Elle entraîne grande fatigue et intolérance à l’effort, fragilise les muscles et les tendons… Buvez avant, pendant et après l’effort.
-L’impasse sur un retour au calme. L’arrêt brutal de l’effort peut mettre le cœur en arythmie.
 
* Chef de service de rééducation à Paris, Assistance publique, Hôpitaux de Paris, médecin du sport libéral et expert pour la Haute Autorité de santé.


Clarisse NENARD

Novembre 2013
Bien-être et Santé