Contrôler son asthme

Contrôler son asthme
L’asthme est une maladie chronique qui varie dans le temps, il faut donc se faire suivre régulièrement et surtout apprendre à vivre avec.
L’asthme est une maladie inflammatoire chronique et obstructive des bronches : on peut la contrôler, mais on ne peut pas la guérir. Quatre signes doivent y faire penser : la toux, sèche et quinteuse le plus souvent, survenant au milieu de la nuit ou déclenchée par un effort physique ; l’essoufflement ; les sifflements dans la poitrine, notamment à l’expiration ; la sensation d’oppression thoracique. On retrouve souvent un terrain familial et des facteurs environnementaux. Dans la majorité des cas, la cause est allergique. « La rhinite allergique est souvent associée à l’asthme. », souligne le Pr Frédéric de Blay, Strasbourg. En fonction de la gravité, on distingue quatre stades : asthme inter­mittent, asthme léger, asthme modéré et asthme persistant sévère.


DISPOSITIFS D'INHALATION

« Un asthmatique sur trois a un asthme mal contrôlé, c’est-à-dire que ses symptômes persistent malgré un traitement. Souvent, le traitement est mal pris. », explique le Pr de Blay.  Les différents dispositifs d’inhalation ne s’utilisent pas tous de la même façon : pour leur mode d’emploi, consulter le site www.ameli.fr.

Les nébulisateurs conviennent particulièrement aux jeunes enfants. Certains aérosols-doseurs nécessitent une bonne coordination entre la main et la bouche alors que d’autres sont prêts à l’emploi, comme les dispositifs de poudre sèche.


RESPECTER LE TRAITEMENT

Un asthme équilibré doit permettre de mener une vie normale. Les thérapeutiques actuelles permettent d’y arriver. Le traitement consiste tout d’abord à trouver et, si possible supprimer les causes (éviction des allergènes). Une conseillère médicale en environnement intérieur peut se rendre au domicile de la personne asthmatique, sur demande du médecin traitant, afin d’examiner sa maison et de détecter les allergènes potentiels, moisissures, polluants chimiques, acariens… Le traitement permet également de combattre la gêne respiratoire et de prévenir les crises. Ainsi, il faut bien faire la différence entre le traitement de la crise qui apporte un soulagement rapide en ouvrant les bronches (bronchodilatateurs inhalés d’action brève) et le traitement de fond qui doit être pris en continu tous les jours, même en l’absence de symptômes. Il comprend des corticoïdes inhalés et des bronchodilatateurs de longue durée d’action.En cas d’asthme allergique persistant sévère, résistant à ces traitements, on peut utiliser une biothérapie (omalizumab) en injection.


CONSEILS DE PHARMACIEN

Votre pharmacien peut vous accompagner dans le suivi de votre traitement avec, notamment, une démonstration du dispositif d’inhalation et un contrôle de son utilisation. Il vous donnera également des conseils d’hygiène de vie afin d’éviter ou de supprimer les facteurs aggravants ou favorisants, acariens, pollens, poils…

Pour en savoir plus, consultez :www.asthme-allergies.org et www.asthmatiic.org   


Christine FALLET
Mai 2014

Bien être et Santé