BPCO : prendre les bonnes mesures !

BPCO : prendre les bonnes mesures !
Plus la maladie est diagnostiquée tôt et plus le malade s’implique dans la réhabilitation respiratoire, plus il sera possible d’en réduire les répercussions pulmonaires.
La bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO est une maladie inflammatoire des voies respiratoires, principalement causée par le tabac.
 

Atteinte progressive

Pour se défendre contre la fumée et les substances irritantes contenues dans les cigarettes, le fumeur tousse, d’une toux sèche au début à laquelle il s’habitue. Les cellules bronchiques produisent du mucus, un liquide visqueux qui les englue. Normalement, les cils qui parsèment des cellules battent de façon coordonnée pour chasser ce mucus de l’appareil respiratoire. Mais la fumée de la cigarette paralyse les mouvements des cils. Le mucus s’accumule, notamment la nuit, et le seul moyen de l’évacuer le matin est alors la toux, une toux grasse, puis les crachats. Les épisodes de bronchite s’éternisent, le fumeur est de plus en plus essoufflé à l’effort, puis même au repos. Au dernier stade, le malade a besoin d’inspirer (avec un masque) de l’oxygène en bouteille, plusieurs heures par jour.
 

Arrêt du tabac

Pour ne pas en arriver là, consultez votre médecin dès l’apparition d’une toux grasse matinale. Un seul mot d’ordre pour enrayer la dégradation des capacités respiratoires : arrêter de fumer. Plus on s’arrête tôt, plus c’est payant. En parallèle, les médicaments bronchodilatateurs de longue durée d’action sont utiles. Surtout pas de sirop contre la toux qui empêcherait l’évacuation des sécrétions bronchiques et augmenterait la gêne respiratoire !
 

Bouger malgré tout

Important aussi, bouger. En général, plus on est essoufflé, moins on est actif physiquement. Or, une étude comparative américaine récente prouve que les personnes atteintes peuvent marcher plus qu’elles ne croient et que, même légère, l’activité physique leur est bénéfique.
 

Au féminin

40 % des Français souffrant de BPCO sont des femmes, parce qu’elles fument davantage depuis les années 1970.

À tabagisme égal, elles sont plus gravement atteintes que les hommes. La mortalité due à la BPCO est d’ailleurs supérieure chez les femmes.

La raison de cette plus grande sensibilité féminine n’est pas encore élucidée, mais l’hypothèse hormonale est plausible, car la dégradation du souffle est plus importante à la périménopause.

La BPCO est aussi diagnostiquée plus tardivement chez les femmes que chez les hommes. Peut-être parce qu'elles ne crachent pas, ou du moins ne l'avouent pas, et qu'elles signalent moins leur essoufflement à leur médecin par coquetterie.
 
 
Lucile DAUTREMENT
Novembre 2013

Bien être et Santé