Améliorer l'après-cancer

Améliorer l'après-cancer
Une surveillance régulière ne suffit pas, agissez pour éviter les récidives et réapprendre à mener une vie normale malgré les séquelles du cancer.
Une reconstruction mammaire est proposée aux 30 % de femmes qui subissent une ablation partielle ou complète d’un sein. Les unes peuvent en bénéficier au cours de la même intervention. Pour d’autres, il faut attendre de 6 à 8 mois après la fin des autres traitements, notamment de radiothérapie, pour laisser le temps à la peau de cicatriser. Certaines se décident des années plus tard, mais c’est toujours possible.
 

Moins de rechutes

Après la rémission, une surveillance est indispensable, mais l’hygiène de vie est aussi importante. Surpoids, alcool et tabac favorisent les cancers, y compris féminins, mais aussi les rechutes ! Pour retrouver la forme et en même temps réduire les risques de récidive, le mot d’ordre est : activité physique et alimentation équilibrée, en particulier riche en fruits et en légumes.
 

Cure thermale et lymphœdème

Cicatrices, prises de poids, douleurs persistantes, difficultés dans la vie intime et sexuelle… même quand le cancer est guéri, les séquelles sont difficiles à supporter. Le lymphœdème est une complication suivant la chirurgie ou la radiothérapie du cancer du sein (curage des ganglions), mais aussi de l’utérus et de l’ovaire, pénible et très visible. Le bras ou la jambe double ou triple de volume. Il peut apparaître très vite ou en quelques mois, voire 20 ans après l’intervention. En fait, le membre est fragilisé et il suffit d’un coup de soleil, d’un mouvement brusque, du port de charges lourdes pour favoriser l’engorgement de la lymphe dans le membre et la détérioration du réseau lymphatique. Cette complication est hélas peu prise en compte.
Or le drainage lymphatique, la contention rigide et la compression élastique ne suffisent pas. Trop peu de femmes affligées d’un gros bras savent qu’il peut être pris en charge dans deux stations thermales des Hautes-Pyrénées : Luz-Saint-Sauveur* et Argelès-Gazost**. En plus des soins adaptés, les curistes apprennent la pose de bandages réducteurs, l’autodrainage manuel et se remobilisent. Le soulagement est tel qu’elles reviennent en général chaque année.
 
* Tél.: 0562928158, www.luz.org
** Tél.: 0562970324, www.thermes-argeles.com

 

Programme Activ'
 
Après une phase pilote en 2012, l’Institut Curie déploie le programme Activ'* qui vise à réduire le risque de récidive du cancer du sein (jusqu’à 50 %). Il propose désormais des ateliers diététiques en plus de l’activité physique. « Les patientes qui viennent d’être traitées ont souvent des difficultés pour retourner à une vie la plus normale possible. Nous évaluons les besoins de chacune et leur proposons un programme sur-mesure pour les aider à adopter une bonne hygiène de vie et leur redonner confiance en leur corps. », explique le Dr Laure Copel, oncologue responsable du programme Activ'. Objectif : le généraliser aux 5 000 patientes de l’Institut Curie sous surveillance pour un cancer du sein.
 
* En partenariat avec AG2R La mondiale et le Groupe associatif Siel Bleu.

 
 
EVELYNE GOGIEN
Octobre 2013


Bien être et Santé